Carola Rackete l'insoumise

Elle met l'Europe au pied du mur. Entretien exclusif avec la capitaine du Sea-Watch 3 pour La Chronique d'octobre. C’est une leçon d’humanité, mais aussi de droit, qui n’a pas fini de faire des remous, celle donnée par Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch 3 à la communauté internationale. Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 juin 2019, la jeune Allemande forçait l’entrée du port de l’île de Lampedusa (Italie) pour faire accoster son navire. Entretien avec Carola.

Grand reportage - Villages de réfugiés en Calabre, la fin d’un modèle?

Sauver des villages abandonnés en intégrant des demandeurs d’asile : c’est le pari fait par plusieurs villages de Calabre, certains dès la fin des années 90. Surnommée « la ville des migrants », la localité de Riace a notamment accueilli jusqu’à 600 personnes, pour quelque 2 000 habitants. Une expérience brutalement interrompue en octobre 2018 avec l’arrestation du maire de la ville, Domenico Lucano.

En Seine-Saint-Denis, une école qui secoue la mode

Des chutes de tissus en pagaille sur les tables, des mannequins, des portants bourrés de vêtements et des vieux casiers de collège tagués aux couleurs de Casa 93. Sur les fenêtres, on lit : «This generation will save the world.» «Qu’avez-vous envie de dire, que représente Nike pour vous ?» interroge Anne Raybaud. Silhouette longiligne, baskets montantes Nike, jean slim et sweat à capuche, l’ancienne rédactrice en chef mode de Grazia, aujourd’hui styliste indépendante - «pour qui me paye», précis

Luxe et développement durable : un retour aux sources ?

Trouvant son origine dans les habitudes des anciennes familles de haut rang, le luxe s’est développé au XVIIIè et surtout au XIXè siècle au travers de « grandes maisons. » Parmi les pionniers, le joaillier Chaumet dès 1780, Hermès en 1837 et le malletier Louis Vuitton, en 1854. Après la Seconde Guerre mondiale, le secteur s’industrialise. Progressivement, les maisons familiales traditionnelles et leurs structures de production artisanale ou semi-artisanale laissent la place aux logiques de concentration des grands groupes multimarques et multiproduits. Depuis les années 1980, ces groupes ont brouillé les lignes en tentant de maintenir une image élitiste, tout en cherchant à vendre au plus grand nombre. Pour mettre en place leur stratégie de massification, ils n’ont pas hésité à avoir recours aux pratiques du mass marketing, à l’accélération des cadences des collections ou à la création de « sous-marques . » A la clé, des bénéfices considérables. Ainsi, en 2016, le marché mondial du luxe pesait 249 milliards d’euros, un chiffre qui a plus que doublé entre 1995 et 2008 et qui pourrait atteindre 285 milliards d’euros à l’horizon 2020 selon Bain.

Accents d'Europe - Reportage sur la Fashion Revolution Week à Paris (min 7)

Toute la semaine, les acteurs le collectif Fashion Revolution organise des manifestations dans 92 pays. Un collectif né, il y a trois ans, en Grande-Bretagne après l’effondrement au Bangladesh du Rana Plazza. Ce bâtiment hébergeait les ateliers de confection des multinationales du textile. En France, jusqu’au dimanche 30 avril 2017, plusieurs évènements ont lieu à Paris et dans plusieurs villes de province. Le reportage de Pauline Bandelier.

Grâce aux abstentionnistes, des étrangers font entendre leur voix

Hamze Ghalebi est un réfugié politique iranien. En Iran, il a travaillé auprès de l’ancien premier ministre Moussavi, notamment pendant la campagne présidentielle de 2009. Une élection qui s’est soldée par une crise politique contraignant Hamze à l’exil : « Mon effort pour défendre le vote m’a amené dans un pays où je n’ai pas le droit de voter », déplore-t-il, aujourd’hui consultant pour les sociétés françaises qui veulent s’installer en Iran.

Accueillir un réfugié chez soi : joie et partages garantis !

Dominée par le mont Bégo, la vallée de la Roya, située dans les Alpes-Maritimes, s’étire gracieusement le long de la frontière italienne. En 2005, Alain, ethnobotaniste, et Camille Créton, géologue et agricultrice, se sont installés dans une ancienne châtaigneraie à 830 mètres d’altitude pour fonder une famille. Un soir de 2015, Camille croise sur la route deux jeunes migrants : « Ils venaient de marcher deux jours en tongs sur les terrains caillouteux de montagne, ils étaient épuisés : je ne pouvais pas les laisser comme ça au bord de la route… Je les ai invités à se reposer quelques jours à la maison. Ils ont pu faire une halte et réfléchir à la suite de leur parcours », raconte-t-elle.
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