SloWeAre

Luxe et développement durable : un retour aux sources ?

Trouvant son origine dans les habitudes des anciennes familles de haut rang, le luxe s’est développé au XVIIIè et surtout au XIXè siècle au travers de « grandes maisons. » Parmi les pionniers, le joaillier Chaumet dès 1780, Hermès en 1837 et le malletier Louis Vuitton, en 1854. Après la Seconde Guerre mondiale, le secteur s’industrialise. Progressivement, les maisons familiales traditionnelles et leurs structures de production artisanale ou semi-artisanale laissent la place aux logiques de concentration des grands groupes multimarques et multiproduits. Depuis les années 1980, ces groupes ont brouillé les lignes en tentant de maintenir une image élitiste, tout en cherchant à vendre au plus grand nombre. Pour mettre en place leur stratégie de massification, ils n’ont pas hésité à avoir recours aux pratiques du mass marketing, à l’accélération des cadences des collections ou à la création de « sous-marques . » A la clé, des bénéfices considérables. Ainsi, en 2016, le marché mondial du luxe pesait 249 milliards d’euros, un chiffre qui a plus que doublé entre 1995 et 2008 et qui pourrait atteindre 285 milliards d’euros à l’horizon 2020 selon Bain.
RFI

Accents d'Europe - Reportage sur la Fashion Revolution Week à Paris (min 7)

Toute la semaine, les acteurs le collectif Fashion Revolution organise des manifestations dans 92 pays. Un collectif né, il y a trois ans, en Grande-Bretagne après l’effondrement au Bangladesh du Rana Plazza. Ce bâtiment hébergeait les ateliers de confection des multinationales du textile. En France, jusqu’au dimanche 30 avril 2017, plusieurs évènements ont lieu à Paris et dans plusieurs villes de province. Le reportage de Pauline Bandelier.