En Seine-Saint-Denis, une école qui secoue la mode

Des chutes de tissus en pagaille sur les tables, des mannequins, des portants bourrés de vêtements et des vieux casiers de collège tagués aux couleurs de Casa 93. Sur les fenêtres, on lit : «This generation will save the world.» «Qu’avez-vous envie de dire, que représente Nike pour vous ?» interroge Anne Raybaud. Silhouette longiligne, baskets montantes Nike, jean slim et sweat à capuche, l’ancienne rédactrice en chef mode de Grazia, aujourd’hui styliste indépendante - «pour qui me paye», précis

Accents d'Europe - Reportage sur la Fashion Revolution Week à Paris (min 7)

Toute la semaine, les acteurs le collectif Fashion Revolution organise des manifestations dans 92 pays. Un collectif né, il y a trois ans, en Grande-Bretagne après l’effondrement au Bangladesh du Rana Plazza. Ce bâtiment hébergeait les ateliers de confection des multinationales du textile. En France, jusqu’au dimanche 30 avril 2017, plusieurs évènements ont lieu à Paris et dans plusieurs villes de province. Le reportage de Pauline Bandelier.

Grâce aux abstentionnistes, des étrangers font entendre leur voix

Hamze Ghalebi est un réfugié politique iranien. En Iran, il a travaillé auprès de l’ancien premier ministre Moussavi, notamment pendant la campagne présidentielle de 2009. Une élection qui s’est soldée par une crise politique contraignant Hamze à l’exil : « Mon effort pour défendre le vote m’a amené dans un pays où je n’ai pas le droit de voter », déplore-t-il, aujourd’hui consultant pour les sociétés françaises qui veulent s’installer en Iran.

Accueillir un réfugié chez soi : joie et partages garantis !

Dominée par le mont Bégo, la vallée de la Roya, située dans les Alpes-Maritimes, s’étire gracieusement le long de la frontière italienne. En 2005, Alain, ethnobotaniste, et Camille Créton, géologue et agricultrice, se sont installés dans une ancienne châtaigneraie à 830 mètres d’altitude pour fonder une famille. Un soir de 2015, Camille croise sur la route deux jeunes migrants : « Ils venaient de marcher deux jours en tongs sur les terrains caillouteux de montagne, ils étaient épuisés : je ne pouvais pas les laisser comme ça au bord de la route… Je les ai invités à se reposer quelques jours à la maison. Ils ont pu faire une halte et réfléchir à la suite de leur parcours », raconte-t-elle.