Asialyst

Élection présidentielle : existe-t-il un "vote chinois" en France ?

Parmi les 500 000 personnes d’origine chinoise qui vivent en France, une majorité réside à Paris ou en région parisienne. Selon le chercheur Baptiste Coulmont, en 2015, sur 1,2 million d’électeurs inscrits sur les listes électorales à Paris, 6 600 étaient originaires de Chine ou du Vietnam. Par ailleurs, 4 800 personnes nées en France portaient un nom parmi les cent noms de famille chinois les plus courants. Si leur vote ne pèsera pas significativement sur l’élection présidentielle, les Français d’origine chinoise se sont davantage fait entendre dans l’espace public ces derniers mois, en particulier sur l’insécurité. En septembre 2016, ils étaient des dizaines de milliers à manifester pour réclamer plus de sécurité après la disparition de Zhang Chaolin, un couturier décédé des suites d’une agression à Aubervilliers. Le 27 mars 2017, la mort d’un père de famille chinois, Liu Shaoyo, tué à son domicile par un policier dans des circonstances controversées, déclenchait une série de rassemblements. Largement sollicitée par les partis politiques, notamment ceux de droite, la communauté asiatique n’a toutefois rien d’homogène.
Le Monde.fr

Grâce aux abstentionnistes, des étrangers font entendre leur voix

Hamze Ghalebi est un réfugié politique iranien. En Iran, il a travaillé auprès de l’ancien premier ministre Moussavi, notamment pendant la campagne présidentielle de 2009. Une élection qui s’est soldée par une crise politique contraignant Hamze à l’exil : « Mon effort pour défendre le vote m’a amené dans un pays où je n’ai pas le droit de voter », déplore-t-il, aujourd’hui consultant pour les sociétés françaises qui veulent s’installer en Iran.
Le Monde.fr

La communauté chinoise de Paris hausse le ton face à la police

Lire aussi :   Mort de Liu Shaoyao : l’enquête confiée à un juge d’instruction Pour de nombreux protestataires, le décès de Liu Shaoyao a en effet tout de la bavure policière : « Comment penser que la réponse a été proportionnée alors qu’un homme asiatique de 1,60 mètre, 56 ans, faisait face à trois fonctionnaires de la BAC, protégés de gilets pare-balles », s’insurge ainsi Olivier Wang, adjoint au maire du 19e arrondissement et membre de l’Association des jeunes Chinois de France (AJCF).
Kaizen magazine

Accueillir un réfugié chez soi : joie et partages garantis !

Dominée par le mont Bégo, la vallée de la Roya, située dans les Alpes-Maritimes, s’étire gracieusement le long de la frontière italienne. En 2005, Alain, ethnobotaniste, et Camille Créton, géologue et agricultrice, se sont installés dans une ancienne châtaigneraie à 830 mètres d’altitude pour fonder une famille. Un soir de 2015, Camille croise sur la route deux jeunes migrants : « Ils venaient de marcher deux jours en tongs sur les terrains caillouteux de montagne, ils étaient épuisés : je ne pouvais pas les laisser comme ça au bord de la route… Je les ai invités à se reposer quelques jours à la maison. Ils ont pu faire une halte et réfléchir à la suite de leur parcours », raconte-t-elle.
Rebondir

Ces travailleurs qui exercent plusieurs métiers

Élément essentiel des sociétés archaïques, la pluriactivité se retrouve aujourd’hui à la pointe des mutations sociales et économiques. Elle concerne à la fois des ruraux et des urbains, des employés peu qualifiés ou des cadres et révèle des motivations composites. S’il n’existe pas de définition officielle ou unanimement reconnue de la pluriactivité, pour le sociologue Jean-Pierre Boudy, elle peut se définir comme l’exercice de plusieurs activités différentes, simultanément ou bien successivement dans la même année. Concernant des centaines de milliers de personnes en France, elle fait appel à des motivations diverses. Chez les actifs du secteur tertiaire, les saisonniers ou les agriculteurs, elle est historiquement liée à une nécessité vitale et majoritairement subie. Également motivée par des facteurs économiques, elle est moins contrainte chez des personnes multi-actives qui le sont afin de valoriser certains atouts ou un patrimoine, au travers par exemple de la location d’un gîte, souligne Jean-Pierre Boudy. Troisièmement, une multiactivité de “plaisance” existe chez des individus qui ne se sentent pas entièrement satisfaits par leur activité principale et ressentent le besoin de s’exprimer dans une activité “passion”.
Asialyst

“Les Chinois font un tabac” : quand les Wenzhou passent derrière le comptoir des PMU parisiens

« Moi j’essuie les verres au fond du café, j’ai bien trop à faire pour pouvoir rêver», le célèbre couplet des amants d’un jour d’Edith Piaf est aujourd’hui probablement fredonné en mandarin. On ne compte plus les bars tabac de Paris et sa région qui ont été repris par des immigrés d’origine chinoise. La plupart des acquéreurs viennent de Wenzhou, une ville de 7 millions d’habitants située dans la province du Zhejiang. Des Chinois commerçants dans l’âme, mais parfois désarçonnés par l’art du comptoir parisien. Difficile en effet de maîtriser la bistrologie, sans un apprentissage express du français. Pour ces nouveaux propriétaires venus de Chine, la gestion d’un PMU passe par une véritable intégration. D’autant que ces rachats en masse, ainsi que quelques affaires médiatisées de faux actes notariés fournis par les acquéreurs pour justifier de leurs fonds propres, nourrissent soupçons et fantasmes.